Je materne aussi…

Devenir parents c’est sans cesse s’interroger sur comment élever ses enfants, comment leur donner le meilleur, comment y parvenir. J’ai toujours penser qu’il n’y avait pas de modèles, qu’il fallait faire selon son ressenti, sans jamais se forcer ou aller contre sa nature :

je voulais ardemment allaiter, cela n’a pas marché. Je me voyais porter mes enfants en écharpe, j’ai compris qu’on pouvait les porter de bien d’autres façons. Je n’ai pas pratiqué le cododo avec mon premier et il a dormi très tôt seul dans sa chambre, ma fille de 17 mois dort toujours dans la notre. Mes deux enfants sont nés à la maternité, sans complication, avec des gens à mon écoute mais j’aurais pu accoucher à la maison, peut être pour un troisième, peut être pas. J’utilise les couches lavables, par conviction mais la jetable est parfois mon amie. Mon fils a toujours mangé à la cuillère, ma fille mange seule, avec les doigts, en met partout, est quasiment autonome à table. Je pensais ne jamais crier, sans cesse dialoguer, il m’arrive pourtant de le faire, c’est comme ça…

Quel genre de maman suis-je alors ? Suis-je une « maternante « ? 

Si je tape juste « maternage »  (et non maternage proximal) sur internet, si je lis un peu ce qu’on en dit sur les blogs, quelques mots semblent résumer le maternage : « co-dodo », portage, naissance naturelle, allaitement au sein… J’ai très vite compris que je n’étais donc pas une « maternante » selon ces critères. Pourtant je materne aussi. Je suis à l’écoute constante des besoins de mes enfants. Ce que je fais chaque jour pour eux, je le fais en accord avec moi même, tant bien que mal, dans une optique constante de les aider à grandir en étant les plus épanouis possible, de les porter petit à petit vers l’autonomie. Et de la même façon mon homme « paterne ».

Pour tout vous dire, je trouve dommage que ce terme de « maternage » se résume à des pratiques bien précises alors que pour moi materner c’est tout simplement apporter des soins à son enfant : soin du corps, soin de l’âme, peu importe le chemin emprunté, l’essentiel n’est-il pas de le rendre heureux, de lui donner une vie la plus saine possible, de le laisser pleinement exister en tant que petit être à part entière, de l’aimer tout simplement ?

Je materne, tu maternes, elle materne / il paterne, nous maternons, vous maternez, elles maternent / ils paternent.

Et si on se contentait seulement d’accepter  qu’il y a autant de façons d’être maman que de mamans sur Terre !

mamanbébé angéliqpelletier

Angélique Pelletier – Câlin maman

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