Mon petit bonheur simple du jour #6

 

bonheur

Il fut un temps pas si lointain où je prenais le temps de vous raconter mes petits bonheurs simples, sans grand intérêt littéraire certes mais tellement importants dans ma vie de mère.

Alors c’est décidé, là, maintenant, je prends de nouveau le temps.

Car oui, aujourd’hui le bonheur s’est résumé à un pitchoune adorable, de nouveau apaisé, une petite pépette toujours aussi espiègle et émerveillée du monde qui l’entoure, un papa détendu, une maman qui profite, ces quatre là arpentant un petit chemin entre champs et forêt, chaleur et douceur ombragée.

Il ne s’est rien passé de particulier, nous avons juste profité, comme ça, l’air de rien, oubliant définitivement ces derniers mois parfois douloureux, souvent stressant entre recherche et achat de maison, installation et appropriation de notre nouveau nid. Nous avons également reparlé de cette semaine chargée en émotions, de cet anniversaire, des 3 ans de mon bébé.

gâteau anniversaire bis

 

Aujourd’hui, j’ai eu envie de vous en parler pour ancrer cette belle journée comme le début du reste de notre vie !  Oui, à partir de ce jour, tout ira mieux, je nous en fais la promesse. Plus de stress, d’impatience, de colère . Un peu plus de douceur, de calme, de moments partagés ! Enfin, la plupart du temps et c’est déjà pas si mal ! 

Finalement, c’est parfois si simple le bonheur quand on LE prend. De quoi je parle ??? Mais si, vous savez, ce si fameux et précieux TEMPS !

balade forêt

Réveillons-nous !

Ce soir, j’ai mal. Je suis en colère, j’ai honte, j’ai la nausée… Ce soir, le parti de la haine est le premier parti de France aux élections européennes. Peu importe les chiffres ou le nombre exact de votants, le parti de la haine est le premier parti de France.

Alors on me dira que les gens en ont marre, que les politiques sont tous pourris, qu’au moins EUX, ils veulent changer les choses. On ajoutera que c’est la faute de la Gauche, de la Droite, de la Crise, des Arabes, du complot Sioniste, de Tante Suzanne et Tata Églantine… On conclura que ceux qui ont voté pour la blonde à Papa ne sont pas des fachos mais des gens paumés qui ne savent plus à quel saint se vouer.

Personnellement, je crois que rien ne justifie que l’on puisse voter pour un parti nationaliste, raciste, antisémite… sous prétexte de désespoir, de colère ou autre sentiment de peur ou d’injustice.

Alors cette fois-ci ce pourrait être à moi de vous dire que non, ils ne résoudront rien, que non, votre bien-être leur importe peu. Je pourrais ajouter tout un tas de phrases toutes plus gerbantes les unes que les autres tenues par Jean Marie (Ebola, le point de détail de l’histoire et j’en passe, ça vous parle ?). Je pourrais vous expliquer comment la blondasse de Saint Cloud est encore plus dangereuse que son vieux facho de père. Enfin je pourrais évoquer les sombres heures de notre Histoire à tous et cette incapacité à tirer des leçons de son passé (en 33 aussi, on pensait certains partis presque respectables et sans danger)…

Serais-je entendue ??? Cela servirait-il à quelque chose ? M’accuserait-on de dramatiser ???

Ce soir, j’ai surtout peur de ne pas trouver les mots pour expliquer un jour à mon fils, à ma fille, pourquoi nous sommes gouvernés par la Haine. Ce soir, j’ai juste envie de pleurer car ce que devient notre Pays ne me ressemble pas, j’ai peur pour l’avenir, j’ai peur de ce que je pourrais offrir à mes enfants dans un monde où Marine, son père et les fachos  sont devenus des gens respectables et pas si dangereux que ça..

Non, je ne fais pas de politique, je parle avec mes tripes, je pense à mes gosses. Alors réveillons nous bordel !

no pasaran

D’autres témoignages, d’autres révoltes : Les passions de Mamengagée

[Et voilà aussi pourquoi je vote, par devoir]

La vie continue…

Se lever, faire la lessive, partir bosser ou traîner parce que ce sont les vacances, préparer à manger, faire prendre le bain aux deux petits monstres, flâner sur le net, regarder un petit film, ranger ses papiers, descendre les poubelles, rire, sourire, se prendre la tête, se réconcilier, remplir le caddy, faire ses comptes, appeler sa maman, sa mamie, se coucher, dormir ou tourner en rond…

La vie c’est souvent cette petite routine, rassurante, structurante, dont il est parfois nécessaire de sortir pour mieux la retrouver.

La vie, ce sont ces petits riens qui occupent l’esprit, nous remettent vite les pieds sur Terre.

Il y a plus d’une semaine, celle-ci a joué les salopes. Ma douce marraine a décidé que la vie ne valait plus la peine d’être vécue. La vie qui depuis 18 ans et la perte de ses deux fils n’avait plus aucun sens a fini de l’achever. Cette vie qui n’en était plus une s’est clos brutalement. Cette vie de tourments laisse place  à cette paix et cette sérénité qu’elle recherchait tant. Elle a retrouvé les siens, elle les enveloppe de sa chaleur, je sais qu’elle est bien, enfin.

Et pour nous, la vie continue, sa routine, ses petits riens… l’amour des nôtres.

 

La mort n’est rien, je suis seulement passé, dans la pièce à côté. Je suis moi. Vous êtes vous. Ce que j’étais pour vous, je le suis toujours. Donnez-moi le nom que vous m’avez toujours donné, parlez-moi comme vous l’avez toujours fait.  N’employez pas un ton différent,ne prenez pas un air solennel ou triste.  Continuez à rire de ce qui nous faisait rire ensemble.  Priez, souriez, pensez à moi, priez pour moi. Que mon nom soit prononcé à la maison comme il l’a toujours été, sans emphase d’aucune sorte, sans une trace d’ombre. La vie signifie tout ce qu’elle a toujours été. Le fil n’est pas coupé. Pourquoi serais-je hors de vos pensées, simplement parce que je suis hors de votre vue ? Je ne suis pas loin, juste de l’autre côté du chemin. [Henry Scott-Holland]

 "fleur blanche" par Morgan Kane

« fleur blanche » par Morgan Kane

Son devoir, le mien, le nôtre.

10h30.

Je l’attends au pied de son immeuble. Elle n’est jamais en retard. Toujours là, pile à l’heure. Veuve de militaire, elle en a gardé une certaine rigueur quant aux horaires. Et puis, comme elle aime à le dire, « c’est une question de respect ».

10h45.

Nous voilà devant la salle des fêtes. Elle descend de la voiture, sa cane à la main. Quelques minutes auparavant, elle avait soigneusement pris le temps de sortir sa carte d’électeur et sa pièce d’identité de son sac à main. Elle est tellement méticuleuse, tout doit être prêt. C’est du sérieux tout ça.

Elle avance dans l’allée qui mène au bureau de vote, habillée de son tailleur qu’elle ne sort que pour les grands jours. Cette année, elle avoue pourtant ne pas savoir pour qui voter mais il n’est pas question pour autant de ne pas se déplacer. En fait cela ne lui a jamais traversé l’esprit même s’il lui arrive parfois de reconnaître qu’elle n’a plus grande foi en la politique…

11h10.

Elle sort enfin. Elle souffle et s’essouffle . Elle est fatiguée. Elle n’a plus 20 ans. Elle en a déjà 86.  Cette attente, debout, dans cette file qui mène à l’urne, l’a épuisée.

12h15

Pendant le repas dominical, nous discutons, parlons des élections. De fil en aiguille, elle évoque sa maman et ce fameux jour où pour la première fois elle a pu voter,  où sa voix a enfin compté. Ses yeux brillent en repensant à sa mère qui  en mettant enfin son bulletin dans l’urne venait de rentrer dans l’histoire. Elle n’était pas militante mais elle a rempli son devoir avec fierté et émotion ! Car il fut un temps pas si lointain où l’on pensait qu’une femme ne pouvait, ne devait pas voter…

affiche-vote-femininaffiche vote femme

Cette histoire, c’est celle de ma grand-mère qui n’a jamais raté une seule élection. Cette journée, c’est la sienne, celle de cette femme pour qui voter est un devoir de citoyenne mais aussi  un devoir de mémoire pour toutes celles qui se sont battues ou se battent encore pour faire entendre leur voix.

Ce combat c’est celui mené par ma mamie, sans qu’elle en ai vraiment conscience  d’ailleurs, mais qui jamais au grand jamais ne se laissera aller au fameux « Tous pourris » ambiant.

Alors oui, chacun fait ce qu’il veut. Chacun peut décider de voter (ou non) et pour qui il veut. De mon côté, j’ai décidé de poursuivre sur le chemin tortueux tracé par nos grands-mères et leurs mères avant elles.

Car même quand voter semble ne plus faire sens ou ne servir à rien dans l’esprit de certains, pour moi ce droit reste et restera la plus belle expression d’un combat que nous devons nous, femmes en jouissant, honorer dès que nous le pouvons !

Fragile…

Il y a bientôt sept ans…

Je devrais être au travail mais je n’en ai plus la force, plus l’envie. D’ailleurs je n’ai plus envie de rien. Tout m’indiffère, me stresse ou m’angoisse, au choix. Je suis seule, désespérément seule… J’ai des gens autour de moi, peu, mais ils sont là. Pourtant, je ne ressens qu’un grand vide. Cela fait déjà plusieurs années que cette solitude est mienne. Le plus souvent elle me convient, je suis une solitaire dans l’âme. Je sors peu et préfère la tranquillité et le calme de mon petit « chez moi ». Je suis casanière, c’est sans doute ça. Mais aujourd’hui et depuis quelques mois, cette solitude m’est insupportable.

Rien ne bouge dans ma vie : ce frère qui continue de me parasiter, une envie de rompre ce lien du sang sans sens pour moi mais pas la force de le faire encore; ces parents que j’aime mais avec qui je n’arrive plus à communiquer, leur en vouloir pour tout ce qu’ils ne font pas ou auraient du faire…; cette envie d’être amoureuse, d’être aimée à tout prix, rencontrer quelqu’un mais l’impossibilité d’y arriver tant mon mal être est grand; ce travail qui ne m’apporte rien, me stresse, cette remise en question totale d’une vocation…

Je suis là, assise sur mon lit et déjà j’écris : une lettre pour mes parents, pour leur dire qu’ils n’y sont pour rien, que c’est ma décision, la seule qui finalement fait sens à ce moment précis. Peut être la seule envie qu’il me reste en fait… Les mots sortent assez facilement, comme si je la préparais depuis trop longtemps.

Je pleure un peu mais pas tant que ça. Et puis je me lance…  Enfin j’essaie mais je n’arrive pas à me libérer de ce mal-être. J’ai tenté de quitter cette univers angoissant sans succès.

Je me sens bête, nulle, incapable d’aller au bout des choses. Décidément, je rate tout…Et puis je l’appelle. Cette seule personne qui peut me comprendre. Je lui dis que je viens la chercher à son travail. Je l’attends sur le parking. Je lui raconte tout. Elle m’écoute. Puis elle me dit d’aller voir mon médecin, de venir chez elle quelques jours.

J’ai alors commencé ma thérapie. Enfin, quelque chose se passe dans ma vie.

Aujourd’hui…

Je suis maman, j’ai deux enfants, un amoureux depuis 6 ans et un mois. Je viens d’acheter une maison. Je n’ai plus de frère, il est sorti de ma vie. Une thérapie et deux pitchounes plus tard, j’ai appris à pardonner à mes parents. J’ai des projets, des envies.

Et pourtant, je le sais au fond de moi, je reste fragile. Je sens venir ce moment où il est temps de réagir avant d’aller plus mal. J’ai appris à connaitre ces petits signes précurseurs qui annoncent la dépression. J’ai un terrain favorable.

Alors cette semaine, je suis à la maison. Je suis obligée de me reposer car pour lutter contre mes démons, je dois disposer de toutes mes forces. Le repos de l’âme et du corps sont tellement liés. Je ne culpabilise plus de m’écouter, je ne suis pas faible parce que je ne me force plus, au contraire. Je ne peux plus me laisser aller, des gens dépendent de moi maintenant. Je dois être forte pour eux.

Finalement…

La dépression est une maladie avec ses symptômes, ses causes, son traitement. Je ne sais pas si je l’ai complètement vaincue mais je la maîtrise, je la connais par coeur, je la sens venir, je sais agir à temps. Pour autant je sais que je ne serai jamais à l’abri d’une rechute.

Alors je parle, je dis ce qui ne va pas. J’exprime plus facilement ma colère. J’ai arrêté de taire mon mal être. Du moins j’essaie.

Ce qui est important…

  • Ne pas rester seul avec sa douleur. Il y a toujours quelqu’un à qui parler : un ami, un collègue, une soeur, un membre de sa famille, un inconnu (il existe des lignes d’entraide et d’écoute, sos amitié par exemple), un thérapeute…
  • Apprendre à appeler au secours sans en avoir honte, sans avoir peur de déranger, sans minimiser ce qui nous arrive.
  • S’écouter, apprendre à apprivoiser nos faiblesses, en faire notre force !

Mon corps, cet étranger…

J’ai toujours eu un problème avec mon image, non pas celle que je renvoyais aux gens, mais celle que j’avais de moi même.

Enfant, je me trouvais ordinaire, presque invisible alors que j’étais plutôt une belle gamine, je m’en rends compte maintenant. Mon corps, je m’en souciais peu, je n’imaginais pas ce à quoi je ressemblais. Tout semblait se résumer à cette cicatrice sur ma jambe, seul élément corporel qui semblait m’identifier. Elle ne m’a jamais complexé, elle est d’ailleurs toujours là et j’en oublierai presque son existence.

Adolescente, je me sentais grosse, différente, encombrée par ce corps dont je ne savais que faire. Il faut dire que j’ai bien été aidée en cela par quelques personnes autour de moi qui ne se sont pas privées de me rappeler « ô combien » mes kilos en trop posaient problème… Je n’étais pourtant pas si grosse, je le sais aujourd’hui.

Plus tard, j’ai comme ignoré ce corps. Je ne voulais plus chercher à savoir ce que je laissais à voir aux autres. Je m’étais bien trop souvent trompée, j’en avais parfois souffert.

Désormais, je m’assume la plupart du temps. J’accepte le reflet du miroir. Je sais que j’ai beaucoup grossi, je souffle très vite comme une mamie au moindre effort, à la moindre activité physique.

Mon corps et moi n’avons jamais été en symbiose. Nous n’avons vécu ensemble qu’en décalage complet. Nous nous croisons souvent  mais nous nous évitons cordialement. Mon corps, cet étranger…

Désormais je ne souhaite plus qu’une chose, l’apprivoiser, le comprendre, en faire mon allié. Je veux que mes enfants vivent bien avec le leur, qu’ils l’acceptent, qu’ils s’acceptent. Pour cela il leur faut un entourage à l’écoute, tolérant, encourageant et aussi une maman bien dans son propre corps.

Pour eux, ça ira, je ferai tout pour en tout cas !

Quel « genre » d’Ecole pour nos enfants ?

Quand on travaille dans l’enseignement on s’habitue très tôt à entendre tout et n’importe quoi sur notre profession. On apprend à ne plus se justifier d’avoir choisi ce métier par vocation et non pour les vacances. L’expérience aidant, on repère très vite les personnes avec qui il sera impossible d’échanger car pleines de préjugés, peu importe les arguments présentés. On excelle dans l’art de passer son chemin face à certaines aberrations ou autres amalgames proférés.

Enfin la plupart du temps…

Car oui, je suis humaine et parfois l’agacement semble poindre le bout de son nez, la colère me monte au nez… Et c’est le cas actuellement.

Rentrons dans le vif du sujet, parlons « théorie du genre ».

Cette théorie du genre ou « gender » est apparue, dans les années 1970 aux Etats-Unis, notamment sousla plume de Judith Butler. Son livre intitulé Trouble dans le genre – Pour un féminisme de la subversion  a été traduit en français en 2005.

Selon l’auteure, la distinction entre homme et femme, ainsi que l’hétérosexualité, est avant tout une construction sociale et culturelle. En somme, au delà des seules différences biologiques, il existe des interactions psychiques données par l’entourage ou la société dans le but d’assigner des rôles à chacun. [Source : europe1.fr]

Mon but ici n’est pas de débattre de cette fameuse théorie du genre qui serait apparemment  enseignée à nos enfants à l’école. (J’attends d’ailleurs toujours que l’on m’en fasse la preuve. Circulaires, BO et autres programmes semblent tout comme moi être passés à côté de l’info). Certains vont même jusqu’à dire que l’école chercherait à gommer les différences homme-femme, voulant faire de nos bambins des êtres asexués ou pire encore qu’elle laisserait les enseignants choisir le sexe de leurs élèves (Je suis Dieu !). Charmante perspective n’est-ce pas ?

Alors excusez-moi mais sur ce coup je vais vous dire simplement et crûment ce que j’en pense : il faut être sacrément naïf, bête et manquer de jugeote pour croire de telles absurdités.

En revanche il est bel et bien question d’enseigner l’égalité fille-garçon à l’école (cf. l’ABCD de l’égalité).  Egalité ? Aurais-je dit un gros mot ?

L’égalité entre les filles et les garçons, une mission de l’École ?

C’est la mission du système éducatif de faire réussir chacun et chacune, fille ou garçon, de la maternelle à l’enseignement supérieur. Cette réussite implique que les valeurs humanistes d’égalité et de respect entre les femmes et les hommes soient transmises et comprises dès le plus jeune âge. Ainsi, en améliorant l’enseignement à l’égalité garçons-filles, le ministère poursuit plusieurs objectifs :

Renforcer l’éducation au respect mutuel entre les filles et les garçons
Lutter contre les stéréotypes, et donc contre toutes les discriminations
Œuvrer pour la mixité des filières de formation et en faveur de l’égalité professionnelle. [Source : education.gouv.fr]

Théorie du genre ??? Alors là j’avoue, je cherche encore le lien. Mais je dois être un peu bête. Ou alors je fais preuve de corporatisme et de mauvaise foi. Ce doit être ça…

A moins qu’il ne s’agisse que d’amalgames ? En fait, pour faire simple, il y a ce que les gens imaginent  que l’on va faire (nier les différences biologiques hommes-femmes, créer de petits êtres asexués) et la réalité (enseigner l’égalité homme-femme dès le plus jeune âge pour lutter contre les inégalités homme-femme dans nos sociétés). On ne parle pas de biologie mais bien de rôles sociaux tenus par chacun. Et oui, de ce point de vue là, il faut bien parler d’une égalité nécessaire entre les hommes et les femmes. Il faut bien comprendre qu’il n’y a pas de déterminisme, qu’une femme et un homme peuvent exercer la même profession, qu’il n’y a pas de statuts ou positions dans la société plus dévolus aux femmes ou aux hommes, qu’une petite fille peut avoir les mêmes rêves qu’un petit garçon et inversement, les mêmes chances de réussite.

Alors quand j’entends dire que certains parents ont « retiré » leurs enfants de l’école en signe de contestation  de cette théorie, je prends peur face à la rumeur. Quand on sait que  Farida Belghoul, proche d’Alain Soral, en serait à l’origine, je me dis que l’on atteint des sommets.  Il serait peut être temps de développer davantage son esprit critique et sa curiosité intellectuelle, de chercher un peu plus loin que le bout de son nez, d’arrêter de jouer les moutons.

Et j’aurais pu parler de l’enseignement de la masturbation en Maternelle… Et puis non en fait, je crois que ceux qui ont envie de croire N’IMPORTE QUOI, n’y entendront RIEN.

Sur ce, je vais profiter de mon repos forcé à la maison pour reprendre la liste de mes élèves et choisir quel sexe je vais leur attribuer. A bon entendeur…

Elles aussi donnent de la voix !

« C’était juste pour dire rien du tout… »

Il y a des soirs comme ça où j’ai envie d’écrire sur le blog, une envie irrépressible, presque viscérale.  Allez hop, je me lance. Je m’en vais poser mes mots, pleine d’entrain, en me disant que si l’envie est là, l’inspiration suivra et puis…

LE BLANC, LE VIDE INTERSIDÉRAL !!!!

Pourtant j’en aurais des choses à dire : je pourrais pousser un coup de gueule concernant le dernier statut facebook ou sujet polémique du jour. Non, à quoi bon… Je pourrais évoquer mon futur déménagement, ma vie dans les cartons, le parcours du combattant pour y arriver. Non, les gens s’en fichent, ou pas, mais ai-je envie ? De toute façon, j’ai déjà perdu le fil… Je pourrais aussi évoquer ma dernière passion pour la série The Following (et James Purefoy ! Si, si, vous savez ? Marc Antoine dans Rome ! ) mais j’ai peur de passer pour une midinette. Je pourrais enfin parler de mon fils, ma fille, en pleine forme en ce moment, de notre vie de dingue… mais ça ferait trop « la mère qui se plaint et qui n’a qu’à assumer cette vie qu’elle a voulu ».

ALORS JE M’ABSTIENS, JE PASSE MON CHEMIN. CET ARTICLE CE SERA POUR DEMAIN.

Hé, mais finalement je le tiens mon article ! En fait, c’était juste pour dire…

RIEN DU TOUT. Et c’est déjà pas si mal !

Yeah, finalement j'aurais réussi à la placer cette photo, comme ça, finement, en toute discrétion. Hihi, même pas midinette hein, j'illustre juste mon article !

Yeah, finalement j’aurais réussi à la placer cette photo, comme ça, finement, en toute discrétion. Hihi, même pas midinette hein, j’illustre juste mon article (perfectionnisme, tout ça, tout ça) !

Un peu de respect, gamin !

logo hc une

C’est l’histoire d’une femme de 32 ans qui ne se perçoit pas comme une vieille mais qui doit bien reconnaître que dans les yeux d’un gamin de 8 ans elle en a tous les traits.

C’est l’histoire d’une maîtresse, remplaçante par choix et fière de l’être, qui ne recherche pas pour l’instant à exercer son métier autrement et qui aime ça (la plupart du temps), qui a un VRAI poste d’enseignante et qui pour cela aime qu’on la considère comme telle et non comme prof’ au rabais.

Un beau jour elle est appelée pour remplacer un maître dans une classe de CE2, pour un après-midi seulement, un tout petit après-midi. Elle est un peu en retard, ayant été prévenue au dernier moment. les élèves sont donc tous répartis dans les autres classes de l’école. Ils sont plutôt satisfaits : changement d’habitudes, glandouille à gogo. Elle attend dans la classe qu’ils arrivent au compte gouttes. Dans le couloir l’un deux s’écrie « Fais ch***, on va bosser… ».  Il rentre avec ses copains, dont un pouffe de rire en la voyant elle, celle qui vient tout gâcher. Ils s’installent, le blondinet continue de sourire en la regardant.

Le reste du groupe est enfin là et comme si la maîtresse ne comptait pas, ils parlent, rient, se moquent pas mal du silence gentiment demandé par l’instit’. Sa voix change alors  de ton, il se fait plus sévère… Le silence est une dernière fois demandé, plus fortement. Enfin, elle va pouvoir leur parler, leur expliquer le déroulement de cette demi-journée. Pas besoin de se présenter, ils la connaissent, c’est une habituée. Elle a même passé quelques semaines avec eux, il y a quelques années, à leur entrée en Maternelle.

Elle sait que ce groupe de 26 élèves n’est pas facile mais ils sont attachants pour la plupart et à chaque fois elle y retourne pleine d’espoir.

Mais il y a toujours ce rire dès qu’elle parle, explique, reprend quelqu’un, se trompe de prénom (Maël, Naël, Anaël…), se retourne. C’est lui, le blondinet. S’il s’agissait juste d’un enfant au rire facile, elle laisserait couler mais non. Il se moque. Elle n’est pas parano, non. Elle a juste l’habitude. Elle prend son mal en patience. Elle se dit qu’il ne faut pas aller tout de suite à l’affrontement direct. Elle veut lui laisser sa chance malgré tout. Et puis, il n’a que 8 ans mince, il ne peut pas être déjà si impertinent, moqueur, irrespectueux.

La récré se passe. Une petite puce de la classe vient la voir : « il m’a traité de chien, il m’a lancé des cailloux pour faire les croquettes, il me faisait – ouaf, ouaf petit toutou _- … » Pour l’enseignante, c’en est trop ! Il doit s’expliquer. Mais il rit, s’en moque, ce n’est pas grave ce qu’il a fait « c’est bon quoi ! ». Il se fiche que cela puisse la blesser, il lui dit clairement. Elle lui demande de faire des excuses et d’un air narquois il lui envoie « Paardoonnnnnn, je suis désolé pffff ».

Chaque échange avec lui durant le reste de cette trèèèèèès longue après-midi se passe ainsi. Elle argumente, elle dialogue, il n’en a que faire. Elle hausse le ton, joue la sévérité, isole l’enfant à une table dans un coin de la classe pour ne pas « polluer » le groupe classe par son perpétuel mépris, elle lui parle de respect, de tolérance, il la toise. Et là, elle n’en peut plus. Elle prend son carnet de liaison, écrit un mot aux parents, demande qu’il soit vu et signé aussi par le maître habituel. Elle sait que ça ne servira sans doute à rien mais elle ne peut laisser faire, dire. Il est de son devoir d’en parler.

Demain, elle sera dans une autre classe. Tout se passera bien, ou peut être pas. Mais elle sait une chose, c’est que depuis bientôt 10 ans qu’elle est dans le circuit dont 6 en tant que remplaçante, ces gamins minoritaires au départ sont de plus en plus nombreux. Ils ne sont encore qu’une part moindre des élèves qu’elle côtoie mais elle ne peut que faire le constat d’un irrespect grandissant par rapport à l’enseignant, l’adulte en général, les pairs également.

Alors elle est sans doute de la vieille école (elle ne le croit pas vraiment) mais elle ne peut s’empêcher de croire qu’un gamin de 8 ans ne devrait pas parler comme ça à la vieille de 32 ans qu’elle est.  Car peu importe sa façon de gérer la classe, les conflits, les incompréhensions, elle le fait toujours dans le respect des petits mecs, des petites bonnes femmes qu’elle a devant elle. Souvent c’est même plutôt aux parents qu’elle aimerait parler. Encore faudrait-il qu’ils daignent la saluer à la sortie…

Ah, en fait elle comprend mieux maintenant, il n’y a pas de fumée sans feu… Alors même si elle sait aussi que tous les enfants, tous les parents ne sont pas comme ceux décrits dans son histoire, elle ne peut pas, ne peut plus nier le problème.

UN PEU DE RESPECT, GAMIN !

Jack Koch

Jack Koch

Test : tout beau, tout propre avec Weleda !

A la maison nous avons longtemps cherché les meilleurs produits de soin pour nos enfants. E je crois que nous avons trouvé avec Weleda la marque qui répondait à nos attentes. Leur éthique est basée sur un concept de soin en accord avec l’homme et la nature :

Depuis 1921, les laboratoires Weleda ont développé une éthique originale, fondée sur la qualité des produits, l’harmonie recherchée avec l’Etre humain et la Nature et l’insertion dans une organisation humaine étroitement solidaire (médecins, pharmaciens, collaborateurs et patients…).

Le dynamisme de Weleda est le résultat d’une fidélité sans faille à des principes de qualité de fabrication, de confiance entre les hommes et de respect de la nature. […]

Au delà de leur éthique c’est aussi la qualité des produits qui nous a séduit. Voici ceux que nous utilisons pour nos enfants et nous-mêmes :

weleda_creme_lavante

Crème lavante corps et cheveux au calendula, pour bébé

Nous l’utilisons pour le corps, les cheveux des enfants et même pour le change, sur une lingette mouillée : une petite goutte et le tour est joué. Cette crème est d’autant plus agréable qu’elle se rince facilement et ne laisse pas de film gras sur la peau. Leur peau n’est pas irritée , toujours bien hydratée. A ceci s’ajoute un parfum doux et  discret fort appréciable. Il m’arrive d’ailleurs souvent d’en user, essentiellement pour le lavage du corps, moins pour le shampoing (ayant une crinière de lionne, le produit serait trop vite épuisé). A noter que cette crème ne pique pas les yeux !

Enfin détail non négligeable, cette crème mousse facilement avec une quantité de produit minime, avantage important et qui donne à chaque tube une durée de vie relativement longue.

Pour en savoir plus sur le produit, sa composition et son impact environnemental, c’est ici.

bebe_savon_calendula_02

Savon végétal au calendula

Ce savon nous a été conseillé par notre médecin quand ma fille avait le siège bien rouge. Conçu pour les peaux sensibles, donc forcément pour celles de nos petits bouts, il a été très vite adopté par toute la famille, faisant le bonheur de mon homme qui n’utilise que du savon pour se laver et qui aime bichonner son épiderme délicat.

Attention, ce savon pique les yeux, mes enfants préfère donc leur crème lavante.

Pour en savoir plus sur le produit, sa composition et son impact environnemental, c’est ici.

cold_cream

COLD CREAM VISAGE – Soin protecteur intensif peaux sèches et très sèches

Ce dernier produit est celui de mon homme dont le visage souffre particulièrement en hiver, faisant apparaître des plaques dues au froid et par conséquent au dessèchement de sa peau. Cette crème est censée créer un film hydrolipidique protecteur sur la peau. Et cela semble marcher pour l’instant, ses plaques ayant pratiquement disparu. Aux huiles d’amande douce et d’arachide et à la cire d’abeille, cette crème dégage une odeur très légère adaptée à un soin pour homme.

Attention, à utiliser en petite quantité, ce produit étant riche en corps gras, une petite noisette sur le bout du doigt suffit.

Pour en savoir plus sur le produit, sa composition et son impact environnemental, c’est ici.

Site officiel